<< This is the first day of my life. >>



Ceci est mon échappatoire de prédilection, la bouffée d'air frais qui me manque lors de ces longues nuits torturées, à ressasser un passé que l'on a rayé trop vite, un présent qui ne veut rien dire, et un futur qui nous échappe. C'est l'endroit où je me permet de dire << non, aujourd'hui rien ne va >> lorsque les sourires me font trop mal aux joues. C'est aussi un moment de joie explosive, un feu d'artifice presque indécent de faire briller aux yeux du monde entier. C'est une multitude d'humeurs changeantes, avec lesquelles je peux jongler sans que personne ne soit là pour s'y perdre. C'est l'envie d'une déclaration d'amour, qui subitement s'était mise à prendre trop de place dans ma gorge et à m'étouffer. C'est un instinct enfantin qui remonte à la surface, qui dit << j'ai envie de rentrer chez moi >>. C'est une suite de prise de consciences, une ribambelle de souvenirs, quelques vagues d'une inspiration que je croyais perdue. C'est un sourire dans le vague, comme ça, pour rien.

Bonsoir.

Aujourd'hui c'est la folie, je réactive les commentaires. Woohoo.


Am I a mystery? *

# Posté le dimanche 07 juin 2009 14:39

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 02:15

<< My Home Is Nowhere Without You. >>

<< My Home Is Nowhere Without You. >>


C'est l'histoire d'un lardon ...

Un sourire en coin. Une facture de téléphone vertigineuse. Un fou rire, l'apothéose du ridicule. La caresse furtive d'une mèche de cheveux sur mon visage. Une étreinte interdite dans un couloir désert. Le froid glacial d'un mois de décembre. La chaleur d'un manteau, de deux bras ouverts à chaque instant. La confiance de délier, enfin, certains mots emmêlés depuis bien longtemps. Quelques larmes, bien vite sèchées. Un échange continuel. La sensation d'en apprendre toujours plus sur soi-même, et sur l'autre. Son cou, propice aux meilleurs baisers. Une heure de liberté, la joie de la passer allongés dans l'herbe. Ne penser à rien. Simple joie d'être là. L'opposition surprenante entre apparance et intérieur. Un regard toujours bienveillant.

Vous prenez tout ça, vous mélangez le tout avec énergie, et vous pourrez comprendre, peut-être, l'équilibre sur lequel nous tanguons, lui et moi, nous rattrapant continuellement l'un à l'autre avec le secret espoir d'éviter les chutes.

One Month.
Two Months. _____________________________________ "C'est marrant, depuis que t'es avec lui,
Three Months. ____________________________________ on dirait que tu es de plus en plus jolie."
Four Months. _______________________________________ Peut-être bien que oui, finalement.
Five Months.
Six Months.
Seven Months.
Eight Months.
Nine Months.
Ten Months.
Eleven Months.


C'est fou, tout de même. Il suffit qu'il soit là, et le monde entier peut devenir assassin au possible, sans que je ne m'en sente blessée. Alors allez-y, déversez-le, votre flots de mots empoisonnés, vos petits pics tranchants comme des éclats de verre brisés. Allez-y. Peu importe. Il m'a bien trop appris pour que je retourne en arrière. Aller de l'avant, avec lui, c'est ce que j'ai fait de mieux.

Ai Shiteru.

# Posté le lundi 08 juin 2009 14:14

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 11:05

<< It's a kind of Magic. >>

<< It's a kind of Magic. >>



<< Euuuuh regarde là sur la photo, y'a un truc bizarre ... Tu crois qu'c'est un esprit? Ouai j'suis sûre qu'il y avait un esprit ici avec nous ce soir, dans le jardin d'Peky.
- Mais nan, c'est que d'la fumée.
- ... Maiiis t'as tout cassé mon déliiire. >>


Ce fut une bonne soirée.

# Posté le mercredi 10 juin 2009 07:46

<< C'est un peu une déclaration que je te fais car il est temps, je crois, tadada ... >>

<< C'est un peu une déclaration que je te fais car il est temps, je crois, tadada ... >>



Tu sais, toi, chaque jour, tu me donnes envie de vivre la vie comme dans un film en noir et blanc, avec une jolie musique de fond, et de la vivre au moins ' jusqu'au générique de fin '. La vie, toi et moi, on ne la connait pas bien, et pour cause, on arrive pas vraiment à en prévoir les tournants. L'inconvénient, c'est que les coups bas, on les prend en plein dans le ventre. Mais l'avantage, c'est que chacune de ses joies devient l'apothéose du l'euphorie. Et vivre ces joies dans tes bras, c'est vraiment l'allégorie du bonheur à l'état pur. Tu sais,tu m'étonnes chaque jour, je crois que c'est important de le dire. Tu me surprends toujours par une larme, laissant entrevoir ta sale manie de vouloir distribuer de l'amour au monde entier, de faire semblant d'ignorer que c'est une chose impossible. Mais tu me laisses également bouche bée dès l'instant que tes doigts frôlent les touches d'un piano, puisqu'à chaque fois, tu laisses la magie opérer, et c'est toi que j'arrive à reconnaitre dans chacune des notes virevoletantes qui s'envolent tout autours. Et puis, parfois, je reste plantée là, devant toute la force que contient la petite fée que je croise chaque jour. Chaque fois, c'est une nouvelle leçon que je devrais noter dans un cahier de morale. C'est comme si tu guidais certains de mes pas, tu vois. Tu as la voix pleine de poésie. Tu as le regard rempli de cet espoir que beaucoup d'entre nous ont laissé tombé, ou perdu de vue. Tu sais faire retentir ce rire, ce rire qui me fait penser à l'été, aux vacances et au bonheur tout simple.

Heureusement qu't'es là, tu sais.

# Posté le mardi 16 juin 2009 04:19

Modifié le mardi 16 juin 2009 05:27

<< ... >>

<< ... >>


Je me souviendrai longtemps de cette nuit. Ces quelques heures au c½ur de son, à danser, à fendre l'air de mes bras, à perdre conscience des dimensions de mon corps, pour n'être plus que sensations, n'être plus qu'esprit, me baladant de part et d'autre de ma conscience, de mes souvenirs. Les souvenirs, parlons-en, tiens. A chaque retentissement de basse, ils remontaient un peu plus vers la surface, s'entrechoquaient entre mes tempes, et s'évaporaient avec la sueur qui perlait dans mon dos, dans mon cou. Le Phénix, lui aussi transpirait. De sueur, de bière, de gouttes de pluies. J'en voyais les reflets, colorés par les projecteurs, en furtives apparitions. Je levais la tête de temps à autre, prisonnière parfois de la chaleur ambiante, de l'humidité corporelle étouffante, à la recherche d'un peu d'air frais. Et tout cela, sans même y penser. J'appartenais toute entière au son, à son agression passionnelle, à ses caresses, je lui appartenais pour ce qu'il avait à m'offrir. Bien sûr que je gueulais, après la foule et leurs injures, lorsqu'un imprévu interrompait la continuité de ce pourquoi nous étions tous là, lorsque une fin se plantait devant nous et qu'il faudrait attendre une nouveau début. Mais l'envie de m'exploser les cordes vocales vers la scène était bel et bien là, elle aussi. La faim de son se faisait déjà insupportable au bout des quelques secondes. Les tympans qui bourdonnent. Le corps qui reprends peu à peu sa contenance. Et puis on repartait une deuxième fois. Je me tournais, je voyais l'une de vous de à mes côtés, dans votre transe, caractéristique de vos gestes habituels. Vous étiez belles. Vous étiez les plus belles. Il a fallu nous achever à l'usure. Le soleil ne nous attendrait pas pour nous lever, et nous avons remarqué, comme on fait attention à un détail dérisoire mais étonnant, que le temps avait continué sa route. On avait eu envie de croire que pendant cette suite d'instants de perfection, il s'était arrêté rien que pour nous. Quel salaud, quand on y pense.

# Posté le mardi 16 juin 2009 10:39